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Citations

1) "Il y a plus de vérité dans les souvenirs que dans la notation quotidienne." (Roger Martin du Gard)

2) "L'enfance, c'est d'abord l'intensité." (Philippe Delerm)

3) "L'Art ne restitue pas le visible, il rend visible." (Paul Klee et Nathalie Sarraute)

4) "Il y a des jours où les citrouilles ne sont que des citrouilles." (Philippe Delerm)

Mercredi 18 novembre 2009
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Poésie - Voir les 2 commentaires
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À la pensée d´hier, je joindrai celle que nous a laissée le poète norvégien Olav H. Hauge (1908-1994) dans le poème Suis la pensée  Fylg tanken, qui savait chanter avec simplicité  le mystère caché des choses :

Suis la pensée -- mais pas 

jusqu´au bord de l´abîme --

et ne dépouille pas 

le merisier en fleurs.  


Laisse les pensées venir                 

et s´estomper dans le lointain,        

et, sur l´arbre des rêves,                   

mûrir les grappes                           

quel que soit leur nom.

 
 Traduction : François Monnet
 
in Noir profond, Bleu autour,
 2008, 107 pages, 15 €

Mardi 17 novembre 2009
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Réflexions de retraité - Voir les 4 commentaires
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On n´a pas besoin de croire en la transcendance pour rencontrer la grâce. Une violette épanouie peut suffire. Mais en novembre, la grâce fait défaut.



Autre lien : - se concentrer sur le présent
Vendredi 13 novembre 2009
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Réflexions de retraité - Voir les 4 commentaires
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Faute de renouvellement la signification de la commémoration dans le monde de l´Armistice du 11 novembre 1918 est de moins en moins comprise. La mort cette année de Lazarre Ponticelli, dernier survivant de la première Guerre Mondiale, aurait pu servir de prétexte pour revivifier cette commémoration. Un travail de mémoire, beaucoup plus qu´un devoir, devrait être une priorité dans les mois ou années à venir. L´hommage aux  seuls victimes de la guerre de 14, associé à un soldat inconnu tombé à Verdun, fût-il Allemand ou Français, ne suffit plus. Les Américains ont montré la voie en étendant la commémoration aux vétérans de guerre. Il faudrait aller plus loin encore : élargir cet hommage aux victimes de toutes les guerres, y compris les civils. Et oeuvrer pour une vieille utopie qui fasse à nouveau rêver : l´instauration de la paix perpétuelle.

Lien possible :
 -Le Songe d´Eichmann et le cauchemar de Kant
Mercredi 11 novembre 2009
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : lancelot-d-oslo - Voir les commentaires
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Je me contenterai aujourd´hui 11 novembre, suite aux nuits de cristal et de lumière des 09 novembre 1938 et 1989, de deux photos prises il y a plusieurs matins ; - et d´un poème en forme d´haïku :


                               Maisons habitées
                               l´automne au-dessus des toits
                               mouettes en plein vol



Autres liens :
 - Harmonie du matin
   - Tons et sons d´automne
Mardi 10 novembre 2009
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Réflexions de retraité - Voir les 4 commentaires
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Il est assez rare de vivre un moment unique de l´Histoire. Il est plus rare encore d´en avoir conscience et de mesurer sa portée au moment même où on le vit. C´est pourtant ce que des millions d´anonymes d´Europe ou d´ailleurs ont vécu avec 20 à 30.000 Allemands de l´Est quand le mur de Berlin est tombé il y a tout juste vingt ans. C´est ce que cherchent à rappeler les milliers d´interviews que la presse et les télévisions du monde entier ont diffusés ces jours derniers.

Angela Merkel, aujourd´hui Chancelière d´une Allemagne réunifiée mais originaire de l´ex-RDA, n´est plus l´anonyme qu´elle était en 1989. Mais son témoignage sur sa journée du 09 novembre 1989 est émouvant car il est sobre et court : elle est simplement descendue dans la rue, à pris une bière à l´Ouest avec quelques amis rencontrés par hasard, puis est rentrée se coucher car, "le lendemain était un jour comme les autres". Mais au réveil, elle savait "que le mur était tombé pour toujours."

J´oserai apporter un petit témoignage, connaissant un peu Berlin et son mur. Je n´étais pas à Berlin mais à Nice, le jour où le mur est tombé. Il n´empêche que j´ai bien fêté sa chute, et ce, avec cent cinquante à deux cents autres professeurs de l´Europe toute entière et du monde, réunis par les instances dirigeantes du Baccalauréat International. L´émotion était tangible, car nous avions tous parfaitement conscience que l´Histoire était à un tournant.
Cette commémoration, vingt ans après, s´est voulue bon enfant, en reconstituant sur le tracé même du vrai mur, - et sur une distance de 1,5 km -, 1.000 dominos que l´ancien ouvrier polonais Lech Walesa, devenu par la suite chef de l´Etat de son  pays, a fait tomber en cascade par une simple poussée de la main. Il est certain que la chute finale du communisme commence par la Pologne. Mais c´est un miracle dû aux politiques qu´ il n´y eût aucun mort. Et plus directement encore,
c´est à Mikhaïl Gorbatchev qu´on le doit, engagé comme il l´ était dans une politique de réformes sans précédents et refusant de plus en plus d´intervenir dans les pays que l´on appelait encore les pays de l´Est. Rétrospectivement, il donne ainsi raison à Alexis de Tocqueville qui, sans dérision, écrivait dans L´Ancien régime et la Révolution : "Le moment le plus dangeureux pour un mauvais gouvernement est d´ordinaire celui où il commence à se réformer". (In Tony Judt Après-guerre. Histoire de l´Europe depuis 1945, Hachette/littératures, 2009, page 685. Traduit de l´anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat).

Reste que cette commémoration occulte les 18.000 kilomètres de mur qui se dressent aujourd´hui dans le monde, coupant en deux des villes, des territoires et les peuples ; - et que l´on continue encore à ériger jour après jour. L´absence de Barak Obama à Berlin pour cette commémoration est peut-être due au seul hasard de son calendrier. Mais elle est à mon sens lourde de signification. Il a autre chose à faire que de se joindre pour un soir parmi les nantis et les riches d´une Europe sans souffle gonflée de suffisance. C´est ailleurs que se joue désormais l´avenir de la planète. Il faut cependant espérer une chose : que les murs qui restent partout dans le monde s´effondrent avant la fin de ce XXIe siècle aussi facilement que les 1.000 dominos reconstitués pour ce vingtième anniversaire.
                                                        
                                                              ***
[Illustration noir et blanc : Journal France-soir de l´époque ? (non datée dans mes archives);
Illustration couleurs : Angela Merkel et Mikhaïl Gorbatchev traversant le pont Böserbrücke, ancienne frontière avant 1989 entre l´est et l´ouest de la ville]

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Qui suis-je ?

Professeur francais retraité du Secondaire dans le système scolaire norvégien qui a effectué des remplacements à l´Université d´Oslo (UiO)  comme chargé de cours à tous les niveaux. 
Attaché linguistique / Lecteur itinérant ( reiselektor ) pendant cinq ans.

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