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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 12:26

 

FlaqueDeau

 

 

L´enfant à pieds joints

dans la flaque qui miroite

marche dans le ciel

 

 

Lien :

 - en passant

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Published by Bernard Olivier Lancelot - dans Poésie
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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 12:20

 

ImpressionnismeFilSeine

L´impressionnisme au fil de la Seine, des Editions SilvanaEditorial (Musée des Impressionnismes, Giverny, 2010, 143 pages, 29 € ), est un catalogue d´exposition et un très beau livre à feuilleter ; mais que les textes qui sont joints sont décevants ! Ils n´apportent pas grand-chose sur la peinture elle-même ; ils se contentent de donner sur les lieux fréquentés par les peintres des précisions géographiques ou démographiques. Mais les reproductions,SisleyJourDeBrouillard elles, sont magnifiques car elles font découvrir des peintres peu connus, voire inconnus (en tout cas de moi), mais qui ne manquent pas d´intérêt comme ArmandGuillauminArmand Guillaumin, Theodore Robinson, William Leroy Medcalf ou Louis Hayet. À cela, s´ajoute en annexe la biographie succinte des peintres rassemblés.

 

Mais quelle drôle d´idée de mettre en couverture, de Georges Seurat, La Seine à Courbevoie (Bords de l´eau, 1885), car si un peintre a contribué à étouffer la spontanéité impressionniste c´est bien Seurat par son souci de la composition et la technique du pointillisme.

 

Liens :

 - De Seurat : étude pour "Une baignade à Asnières"   

    - De la sensation impressionniste

 

[ Illustration de droite : Alfred Sisley Jour de brouillard à Saint-Mammères, vers 1880;

illustration en bas à gauche : Armand Guillaumin Quai de Bercy, vers 1881]

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 13:57

GauguinAutoportrait

Monet à Paris, Nicolas de Staël à Martigny (Suisse), Gauguin à Londres. Que n´ai-je les reins assez solides pour me rendre en tous ces lieux. Je me rabats donc sur ma bibliothèque et le Net.

 

Je ne sais si de Gauguin j´aurais pu voir à Londres un autoportrait de 1889. Mais de tous ceux qu´il a peints, c´est celui que je préfère ; dans une attitude ironique et provocante, il est comme un saint, sûr de lui, et qui tient entre ses doigts le serpent du savoir. Quelle force arrogante ! Et quelle maîtrise insolente et tranquille que renforce l´association violente du jaune et du rouge.

 

Liens :

 - De Gauguin : Double portrait d´enfants

 

   - De la sensation impressionniste

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Published by Bernard Olivier Lancelot - dans Peinture
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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 12:25

OrgiePerpétuelle

Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature 2010, est un immense écrivain. Qu´il soit enfin couronné n´est que justice. Les sujets de ces romans, qui abordent le pouvoir et les aspirations des peuples écrasés par les dictatures sont méritoires ; - et sa langue, foisonnante et luxuriante, rend bien compte du baroque latino-américain toujours sous-jacent (comme par exemple La tante Julia et le scribouillard - un régal d´ironie et de bonne humeur, dans lequel Vargas Llosa montre sa fascination pour le roman feuilleton et les personnages fleur bleue). On sait moins qu´il est aussi un remarquable critique, fuyant comme la peste le jargon universitaire. De tous les innombrables essais et articles que j´ai lus sur Flaubert et notamment Madame Bovary, celui de Vargas Llosa est pour moi - et de loin - le meilleur (Mario Vargas Llosa L´orgie perpétuelle (Flaubert et Madame Bovary).Traduit de l´espagnol par Albert Bensoussan, Gallimard, 1978, 236 pages).

 

Il divise son essai en trois parties, modestement appelées "Un", "Deux", "Trois".

 

Le "Un", c´est lui-même adolescent et jeune étudiant fou de langue et de littérature françaises, découvrant, fasciné, Madame Bovary, puis, roman après roman, FlaubertCaricatureFlaubert dans la totalité ; -et plus tard encore, alors qu´il était en France, toute la correspondance disponible chez Conard. Son désir de devenir écrivain, - et suivre la voie tracée par Flaubert - vient de là.  Il n´est pas le seul ; et sûrement pas le dernier.

 

Vargas Llosa ne sous-estime pas les autres oeuvres de Flaubert, et notamment L´Education sentimentale, dont l´ambition est sans doute plus grande. "Ce qui dans Madame Bovary est une femme et un bourg, dans L´Education sentimentale est une génération et une société. L´ensemble est plus riche, il y a une variété sociale et une matière historique plus complexes, une représentation plus diversifiée de la vie, et, du point de vue formel, une originalité et un sortilège semblables. Et pourtant non : la distribution, si multiple et splendide, de L´Education sentimentale ne comprend pas un personnage tel qu´Emma. Le timide Frédéric Moreau et la fuyante Mme Arnaux sont admirables, mais ni eux ni la faune qui les entoure - banquiers, artistes, industriels, femmes galantes, journalistes, ouvriers, nobles - ne supportent la comparaison parce qu´aucun n´arrive à constituer un type humain, au sens cervantin ou shakespearien que Flaubert lui-même définit si bien : " Ce qui distingue les grands génies, c´est la généralisation et la création. Ils résument en un type des personnalités éparses et apportent à la conscience du genre humain des personnages nouveaux". (Lettre à Louise Colet, le 25 septembre 1852). C´est le cas d´Emma Bovary. Elle, comme Don Quichotte ou Hamlet, résume en sa personnalité tourmentée, et sa médiocre aventure, une certaine attitude vitale permanente, capable d´apparaître sous les habits les plus divers en différentes époques et lieux, et qui, en même temps qu´universelle et durable, représente des quêtes les plus propres au genre humain, d´où sont issues toutes les prouesses et tous les cataclysmes de l´homme : la capacité de fabriquer des illusions et la folle volonté de les réaliser. Salammbô, saint Antoine, Bouvard et Pécuchet, saint Julien l´Hospitalier aussi connaissent des illusions extraordinaires et des volontés formidables pour réaliser leur chimère, mais leurs ambitions ont à voir avec Dieu ou la Science : l´utopie d´Emma, en revanche, est rigoureusement humaine. À l´aube du 22 mai 1853, Flaubert écrivit à Louise : "Une âme se mesure à la dimension de ses désirs, comme l´on juge d´avance des cathédrales à la hauteur de leurs clochers." Sa gloire aura été d´avoir créé, dans le personnage menu et versatile d´Emma Bovary, la meilleure démonstration de cette vérité, un des clochers qui dominent la plaine de l´existence humaine."

 

Le "Deux" reprend de A à Z toute la correspondance, citations à l´appui ; et le "Trois", tout aussi passionnant, ce que Flaubert a laissé à la postérité et que beaucoup cherchent encore à imiter : le monologue intérieur, la description-sentiment, le style indirect libre, cet éternel imparfait que Proust prisait tant, et plus encore, "le roman comme participation négative à la vie." 

 

À lire et relire, tant pour redécouvrir Flaubert que découvrir les différentes facettes de Mario Vargas Llosa.  

 

Liens :

 - Gustave Flaubert ou une manière spéciale de vivre   

    - L´Egypte de Flaubert  

 

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Published by Bernard Olivier Lancelot - dans Critique littéraire
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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 10:58

WalserPetiteProse

Robert Walser ne cessera jamais de m´épater. Il est parfois difficile à suivre, tant ses petites proses et autres comparaions sont insolites. Mais derrière le saugrenu, la cocasserie et la fausse candeur se cache ce qu´on ose parfois s´avouer :

 

                  Basta

 

... Je suis un élément propret, tranquille et sympatique de la société humaine, ce qu´on appelle un bon citoyen, j´aime boire ma bière avec raison, et ne réfléchis pas beaucoup. Evidemment, j´aime surtout bien manger, et tout aussi évidemment, je suis loin d´avoir des idées. Loin de moi toute réflexion pointue ; loin de moi d´avoir des idées, et c´est pour cela que je suis un bon citoyen, car un bon citoyen ne réfléchit pas beaucoup. Un bon citoyen mange sa nourriture, et basta !"

  Robert Walser Petite Prose (Editions Zoe, Genève, 2009, 206 pages,18 €. Postface de Peter Utz. Traduction de Marion Graf).

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Published by Bernard Olivier Lancelot - dans Nouvelles - Récits
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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 10:03

LeWagonArnaudRykner

Le WagonArnaud Rykner (la brune au Rouergue 2010, 141 pages,15 €) est un roman que j´ai eu du mal à finir. Je l´ai lu par devoir pour des raisons très personnelles. Il retrace le trajet de trois jours, à partir du 2 juillet 1944, du dernier train de Compiègne pour Dachau. Mon père en faisait partie. Il est l´un de ceux qui a eu la présence d´esprit de jeter par la fenêtre, lors d´un arrêt du train, un bout de papier kraft avec son nom et son adresse pour prévenir un proche ; en l´occurence ma mère. J´ai retrouvé ce bout de papier dérisoire parmi les lettres que ma mère a conservées. Mon père, transféré plus tard à Buchenwald puis Gandersheim, est mort du typhus à trente-neuf ans. Il m´a vu deux mois. Son nom est cité deux fois dans l´un des meilleurs livres écrits sur les conditions de survie dans les champs tenus par les Nazis : L´espèce humaine, que Robert Antelmea dédicacé de sa main lors de la parution du livre en 1947 et que je possède toujours.

 

Le roman d´Arnaud Rykner est difficile à lire : d abord au cause le sujet ; puis par le style, haché et oral, au plus près des mots pauvres des survivants qui ont bien voulu parler.

 TrainDeLaMort

Ce trajet n´est que crasse, odeur effroyable, puanteur, putréfaction, décomposition, atroce chaleur, promiscuité, soif, faim et terreur. Des deux mille cent soixante-six hommes entassés dans vingt-deux wagons au départ de Compiègne, cinq trente-six sont morts durant le trajet, presque exclusivement en France. C´est dire les conditions particulièrement inhumaines durant les premières heures du trajet. Ces hommes sont de tous les horizons : juifs, résistants, mais aussi des collaborateurs, des délateurs et des lâches qui ne reculent pas de se battre et de tuer pour récolter quelques gouttes de pluie qui tombent entre deux lattes de bois mal jointes. C´est difficile à supporter.

 

Quant au style ... Je comprends difficilement le parti pris de l´auteur : des phrases sans verbes ; très peu de subordonnées ; un vocabulaire pauvre, au plus près du récit des survivants. C´est terriblement éprouvant. Mais c´est peut-être cela qu´il voulait : arriver à ce que la lecture de son roman soit intenable et suffocante.

 

Sur le même sujet, directement ou indirectement, on peut lire, de Jacqueline Mesnil-Amar Ceux qui ne dormaient pas, préfacé par Pierre Assouline (Stock, 2009, 216 pages, 17€), dont le début fait allusion aux derniers convois en partance pour l´Allemagne quelques semaines avant la Libération de Paris. Ou bien, en bibliothèque, la minutieuse enquête du journaliste Jean-François Chaigneau, Le dernier wagon (France Loisirs, 1981, 251 pages). Mais on peut tout aussi bien se plonger dans l´univers d´un Simenon sans Maigret Le train (publié en 1961), dans lequel Simenon imagine une rencontre improbale entre une réfugiée de l´Europe centrale avec un commerçant français dans un train lors de la débacle de juin 1940. 

 

Lien :

 - Lettre à mon juge, un Simenon sans Maigret

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Published by Bernard Olivier Lancelot - dans Romans
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 10:56

Heure d´affluence. ClindOeilUn enfant de cinq ou six ans commente pour son grand-père assis près lui la lenteur du bus : "ça roule mal, hein, Grand-père !" Réplique du grand-père : "Y a beaucoup d`voitures:" Moue de l´enfant.

 

Ils me rappellent un vieux professeur un peu gâteux mais très gentil, cherchant à tout expliquer :"Du temps du cinéma muet, c´est-à-dire avant l´arrivée du parlant ..."

   PointsSurles i 

Certes ...  On avait compris.

 

Lien :

 - Je me souviens ...

[Illustration 1 : Clin d´oeil ; illustration 2 : Appareil à mettre les ponts sur les i, Carelman Catalogue d´objets introuvables]

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Published by Bernard Olivier Lancelot - dans Réflexions de retraité
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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 02:31

Du peintre Nicolas de Staël (1914-1955) , ce qu´on connaît surtout aujourd´hui, ce sont les toiles des dernières années de sa vie après qu´il eut découvert le Midi et sa lumière NicolasDeStaelMéditerranéeéblouissante, et que l´on retrouve sous la forme de contrastes et de couleurs pures, comme par exemple Méditerranée (peint en 1954, ci-dessus), et dont les titres expriment clairement son virage vers la figuration, effectué à partir de 1952 avec sa série des tableaux Le Parc des Princes (Les Footballeurs, ci- dessous)

 NicolasDeStaelParcDesPrinces

Tout autres sont ses premières toiles, sombres et abstraites, comme par exemple L´Espoir, Piège et Le Ressentiment (1947, ci-dessous à gauche), et dont les titres expriment les difficultés qu´il a connues durant les années de guerre et de misère et qu´il connaît alors encore jusqu´au début des années cinquante. Qu´on les ait pratiquement oubliées aujourd´hui n´est pas un grand mal. NicolasDeStaëlRessentiment

 

Si Nicolas de Staël est aujourd´hui le peintre que l´on admire tant, c´est à son virage vers la figuration qu´on le doit car ses toiles - intenses, lumineuses et de plus en plus libres, NdeStaëlNMorteAuxBocauxtout en s´enracinant profondément dans l´instant le plus quotidien, (comme sa toile Nature morte aux bo caux, 1955, ci-contre à droite) - échappent irrémédiablement au temps ; ainsi Marseille sous la neige (1954), ci-dessous.

 NdeStaëlMarseillesSousNeige

 

Liens :

 - http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-destael/ENS-destael.html

    - http://www.gianadda.ch/wq_pages/en/expositions (jusqu´au 21/11/2010)

      - http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2010/09/25/fureur-de-peindre.html

 

         - .........

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Published by Bernard Olivier Lancelot - dans Peinture
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 03:10

LiuXiaobo

Il faut évidemment se réjouir du prix Nobel de la Paix attribué cette année au dissident universitaire chinois Liu Xiaobo, mais il ne faut pas se faire d´illusion : ce prix, pas plus que ceux attribués en leur temps au Dalaï Lama en 1989 et plus tard en l´an 2000 à l´écrivain franco-chinois Gao Xingjian GaoXingjianImpressionRêven´ont changé grand chose pour les droits de l´Homme en Chine. La chape de plomb n´est pas près de disparaître.

 

Lien :

 - Haïku pour Tian An Men

    

[Illustration : Gao Xingjian L´impression de rêve 1988]

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Published by Bernard Olivier Lancelot - dans Politique-actualités
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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 06:26

PaulKleeBallonRouge 

Heureux ce dimanche

cet enfant rayonnant

tenant en sa main

son ballon

de rêve

 

qu´il emporte

au loin

les yeux

grand ouverts 

tournés vers le ciel.

 

Lien :

 - Crin Blanc

 

[Illustration : Ballon rouge de Paul Klee]

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Published by Bernard Olivier Lancelot - dans Réflexions de retraité
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  • : Souvenirs et impressions littéraires (d´un professeur retraité expatrié en Norvège)
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