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Citations

1) "Il y a plus de vérité dans les souvenirs que dans la notation quotidienne." (Roger Martin du Gard)

2) "L'enfance, c'est d'abord l'intensité." (Philippe Delerm)

3) "L'Art ne restitue pas le visible, il rend visible." (Paul Klee et Nathalie Sarraute)

4) "Il y a des jours où les citrouilles ne sont que des citrouilles." (Philippe Delerm)

Contes

Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 12:20
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Contes - Voir les 4 commentaires
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CourseAuGâteau
La course au gâteau
est un livre sans texte plein de malices et de rebondissements. Dû à Thé Tjong-Khing (Autrement jeunesse (2006), 2009), il est composé de douze très beaux dessins grand format occupant chacun une page double.

Dans le premier de ces dessins, deux méchants rats - sortant d´une forêt - volent un gâteau que Papa et Maman Chien ont préparé. Une poursuite effrénée commence. Différents personnages, facécieux ou non, surgiront au cours des pages, participant plus ou moins à la course-poursuite. À vous, au gré des remarques ou interruptions du ou des enfants qui vous écoutent, de dérouler votre récit.

Ce petit album grand format est un bonheur. Il cherche à renouer avec le conte oral d´autrefois dans le lequel, face à un public qu´il sait fait réagir, le conteur est roi.

Autres liens :
 -  Les cormorans de Utrøst



 

Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 12:56
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Contes - Voir les 4 commentaires
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Il en est de certains films comme des romans : les avoir vus modifie à jamais le regard.

Crin-Blanc
, que j´ai vu enfant, est de ceux-là. Et quand jeune père, je lisais à mes enfants le livre qu´Albert Lamorisse a écrit après avoir tourné son film, je revivais à chaque fois, sans ne rien révéler, mon émotion première.

Dans les eaux du Rhône où le courant du fleuve se mêle aux vagues de la mer, la  Camargue est libre. Crin-Blanc s´y jeta pour échapper aux hommes. Il n´avait jamais été monté. http://www.dailymotion.com/video/x58wk7_crin-blanc_shortfilms.

Il ne le sera qu´ une fois ; mais ce sera par Folco, enfant d´autant blessé qu´on lui avait menti.

C´est pour échapper aux flammes, qui montaient du marais, qu´il se laissa monter. Des manadiers sans scrupules y avaient mis le feu. Ils se vengeaient ainsi de n´avoir pu le capturer. Folco, quant à lui, savait la fausseté de leurs promesses. Ils lui avaient fait croire que Crin-Blanc serait à lui s´il pouvait l´attraper. Mais par deux fois, ils s´étaient rétractés.

Crin-Blanc, cerné par les flammes et aveuglé par la fumée, laissa Folco monter sur son dos. Et ainsi, gagna les sables des dunes puis la mer qui montait.

Les gardians pourtant se rapprochaient. Crin-Blanc, alors, se jeta dans le tumulte des eaux.

--"Reviens, mais reviens, petit. Je te le donne, ton cheval. Il est à toi. Reviens ! mais reviens donc !..."

 

C´était trop tard. "Et Crin-Blanc, qui était doué d´une grande force, emporta Folco dans une île mystérieuse où les enfants et les chevaux sont toujours des amis."


Cette dernière phrase, au moment ou non du coucher de mes enfants pour la nuit, je l´ai bien dite au moins cent fois sans jamais, pour autant, réveler ce qu´elle cachait. Il n´est jamais très bon de chercher le fin mot d´une énigme. Il faut, au secret, laisser sa raison d´être.

Mais un soir où l´intimité, entre nous, était sans doute un peu plus vraie, je vis mon plus jeune fils bouleversé ; des larmes perlaient de ses yeux. L´ainé me regarda, interrogatif. Il voulait par des mots que je l´aide à comprendre ce qu´il ne comprenait pas. Il y a dans la vie des moments cruciaux où la terre, l´espace d´une seconde, semble s´arrêter.

Près de trente ans se sont écoulés depuis. J´ai revu ces jours-ci Crin-Blanc avec mon plus jeune fils, accompagné de ses deux petites filles. L´aînée Tiril a cinq ans et demi ; la plus jeune, Thea, a trois ans. Nous n´étions que six au cinéma : nous quatre ; plus un père et sa fille de huit ou dix ans. Thea la plus jeune suçait sa sucette et se régalait de pop-corn. Tiril l´aînée se tortillait sur son siège, posait maintes questions à son père, et qualifia les manadiers de méchants. Peut-être cherchait-elle aussi à comprendre le pourquoi de mon invitation. Elle finit par demander, peu avant le mot fin, où Crin-Blanc emmenait l´enfant. Son père me regarda et répondit en même temps que moi en direction de sa fille, un petit sourire aux lèvres : "  ... dans une île merveilleuse où les enfants et les chevaux sont toujours des amis." 

La surprise et la nouveauté sont aujourd´hui bien différentes. Elles ne sont pas moins grandes. Comment tout à la fois jeter un enfant dans les flots indomptables d´un fleuve, refuser le mensonge, et laisser en suspens une interrogation ? Et comment, en même temps, être enchanté et se vouloir enchanteur ? 

L´essentiel est du côté des mots.
 
                                                            ***
Autre lien possible : deux fugues.



   

Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /2008 10:07
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Contes - Voir les commentaires
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Insomnie.jpg
La femme arrive.

Il s´arrête de lire le journal qu´il a sous les yeux. Il la regarde dans sa timidité.

- " Je vous dérange ? "

La femme sourit légèrement, mais elle ne répond pas.

- " Je vous vois arriver tous les jours de la semaine. Vous vous asseyez là à ma table. Et prenez un café comme aujourd´hui. Quand vous êtes en retard, vous ne faites que passer pour gagner la salle de cours. Mais vous suivez mon regard et moi aussi.

Silence.

Elle le regarde. Ils se regardent. 

Il demande : - " Vous êtes de quel signe ? "

- " Sagittaire."

- " Moi c´est Bélier."

Il lit son horoscope. Elle rit. Il lit à son tour le sien. Il la regarde. Il sourit. D´autres stagiaires comme elle sont arrivées. L´une d´elle, sans gêne, s´installe à coté d´elle. Ils évitent de se regarder. Le trouble devient visible. Il dit, d´une voix légèrement tremblante : - " Le cours va commencer."

- " Oui. "

L´autre femme se lève.

Elle reste assise. Ils se regardent avec moins de gêne, le désir dans les yeux.

- " Il a dû pleuvoir cette nuit. "

Silence.

- " Il fait encore un peu froid."

Elle se lève en le regardant. Comment supporter tout ce trouble ?

                                                                                * * *

Voilà bien quinze ans qu´il a vécu cette scène. Pourquoi s´en souvenir ce matin plutôt qu´un autre, après une nouvelle nuit bleue d´insomnie ? Tout cela n´a que trop duré. Mais est-ce si sûr ?

Il dit à voix basse : - "Je dors mal les nuits."

Elle se tait.

- " Il m´arrive trop souvent de pécher par faiblesse. En pensant à vous."

Nouveau temps de silence. Il imagine le bleu de son regard et le lin de ses cheveux. Comment ne plus aimer ? D´aussi loin qu´il se souvienne, il a en lui cette certitude d´aimer.

- " Je ne vous crois plus. Il y a trop en moi d´incertitudes. Vous m´avez perdue."

                                                                                    * * *

Le petit jour est venu. Elle a sans doute dormi comme si de rien n´était. Il aurait voulu la voir se lever, s´émerveiller du jour qui naissait, la voir se maquiller.

Il lui faudra désormais vivre dans le continent du silence, en imaginant sans doute à tort qu´elle pense encore à lui. Comme dans un nouveau vertige.

Samedi 24 novembre 2007 6 24 /11 /2007 08:14
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Contes - Voir les commentaires
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Azalea.jpg
A z ` allée place des Vosges

Sa pin Bouleau , - boulot des petites gens : choix par milliers surtout s´ils sont inconnus et de sûriît ianonymes

Fleurs

Acacia

Elaguer

Désherbés

Arial

A demain , - mais aussi à +sieur(e)s maints
cerveau.jpg


Merci

Cerise sur le ... .............................................................
Dimanche 18 novembre 2007 7 18 /11 /2007 08:08
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Contes - Voir les 1 commentaires
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MonOncleTati.jpg

Dedicatio à Lart Holger Koefoed? / - ou bien Tommy Sæbø ?

PS1. Le vrai plaisir a toujours été pour moi jusqu´à présent de retrouver les citations passées.

PS2. Le plaisir a aussi longtemps été celui de découvrir moi-même, - comme un grand.

PS3. Le plaisir est maintenant de retrouver les allusions qui vous forcent à acheter avec goinfrerie les livres publiés, mais aussi les plus subtiles. Hé hé...

PS4. Petits, petits, petits. - Venez mes petits.

ps5 @:  très simple en effet, - comme les 5 doigts d´une main non digitale ou numérique. Au choix, - c selon c + on. Cul sec ou sucez donc Marion.

ps6 : j´aurais pu être plus, - peu importe aujourd´hui. C´est désormais un vrai plaisir d´écrire,---- mais aussi de Lire, ceux en particulier qui donnent envie à l´envi, l´en verss et à l´endroit de faire connaître Paris, - et Anvers pour tous les autres, quels qu´ils soient et d´où qu´ils viennent.

Pie VII sur le Pot etc.  

Nouveau PS : merci Tommy, Sebastion ou... Otto Ferdinand ? ou même ... Allez-y voir

Et à demain, sI voius le vous  le voulez  bien ( * )

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Qui suis-je ?

Professeur francais retraité du Secondaire dans le système scolaire norvégien qui a effectué des remplacements à l´Université d´Oslo (UiO)  comme chargé de cours à tous les niveaux. 
Attaché linguistique / Lecteur itinérant ( reiselektor ) pendant cinq ans.

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