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1) "Il y a plus de vérité dans les souvenirs que dans la notation quotidienne." (Roger Martin du Gard)

2) "L'enfance, c'est d'abord l'intensité." (Philippe Delerm)

3) "L'Art ne restitue pas le visible, il rend visible." (Paul Klee et Nathalie Sarraute)

4) "Il y a des jours où les citrouilles ne sont que des citrouilles." (Philippe Delerm)

Traditions norvégiennes

Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 12:37
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Traditions norvégiennes - Voir les 2 commentaires
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L´excursion d´hier dans la partie boisée du Nordmarka au nord d´Oslo, le long des lacs Maridal et Skjær jusqu´au refuge Kikut et retour par la vallée "noire" Sørkedalen jusqu´au restaurant d´Holmenkollen, avait aussi pour objectif que l´on puisse admirer les ruines de l´église Margreta construite autour de l´an 1250 au début de la christianisation de la Norvège.

Ces ruines et la vallée, près du lac Maridal, ont attiré un grand nombre d´ artistes norvégiens des XIX et XXe siècles, dont l´écrivain Henrik Wergeland ainsi que les peintres J. C. Dahl et
Edvard Munch. Quant à P. C. Asbjørnsen, qui a sillonné au milieu des années 1850 maintes profondes vallées pour recueillir et transmettre les contes oraux de son pays, il y trouvait le repos quand il allait à pied pour échapper à la rumeur de son siècle souvent trop bruyante pour lui ...

C´est à sainte Marguerite d´Antioche, vierge martyre convoitée au IVe siècle ap. J.-C. par un préfet romain nommé Olybrius que l´église Margreta doit son nom. La grande Sigrid Undset, prix Nobel de littérature 1928, termine Vigdis la farouche (1909) en évoquant cette église.

Vigdis, que l´Islandais Viga Ljot a abusé malgré sa résistance, n´a eu de cesse de se venger. Après que son fils Ulvar, âgé de 18 ans, eut accompli la vengeance qu´elle exigeait, Vigdis survécut dix ans à Viga Ljot,  vivant seule et ne voyant personne. "Une église en pierre [fut édifiée] au nord du grand lac. Elle fut consacrée à sainte Marguerite et depuis lors la vallée porte le nom de Margretadal. Vigdis fut enterrée près de cette église".

Ce roman de 1909, antérieur à Jenny (1911), est l´un des premiers de Sigrid Undset. Il est magnifique. On y trouve déjà l´un des thèmes majeurs de son oeuvre : celui de la femme pour qui l´amour, le courage et la foi sont  inséparablement liés.


Aujourd`hui ce lieu est un îlot de verdure et de repos. Depuis de nombreuses années des évocations historiques y sont organisées.














[Illustration 1 : Ruines de l´église Margreta ;
Illustration 2 : Edvard Munch Maridalen ;
Illustration 3 : achillée millefeuille ;
Illustration 4 : scabieuse colombaire ]
Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /2007 05:36
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Traditions norvégiennes - Voir les commentaires
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JonzacMoulinCluzelet.jpg
Moulin de Cluzelet à Jonzac ...

Petite correction : MoeN premier au slalom
spécial des Jeux olympiques de Grenoble en 1968.

Brouillard. Une porte manquée.

Ai oublié les détails. Ce qui a permis  à Killy Jean-Claude de refaire le même parcours une seconde fois.  D´où triple champion olympique. Moen seulement 3e au spécial.

Pour les détails demandez à Arvid, Hans l´abeille + le cloître des Carmes à Jonzac où un cercle parfait a été mis au centre ce qui est un non sens total. Le carré est une figure parfaite mais le cercle encore plus. Or en ce bas monde la perfection ne peut s´atteindre. Il aurait donc fallu mettre le cercle qu´est le puits ailleurs qu´au centre. Les artisans du coin ont certes bien travaillé pour restaurer ce cloître mais parmi ceux ou celles qui étaient aux commandes de la restauration, un vrai connaisseur du haut ou bas Moyen Âge faisait pour le moins défaut. 
Aimer les vieilles pierres est VRAIment tRÈs charmant , mais c´est ne pas connaître ce qu´est la symbolique chrétienne que de mettre un puits à la margelle ronde au centre d´un carré de verdure, de calme et de volupté. Et c´est moi qui dit ca, l´agnostique. Comique , cocasse et saugrenu ; - pour le moins.

Il est, - pourquoi pas - , aussi possible  d´illustrer cette modeste contribution corrigée par la binette d´ Arne Scheie,  sacré faussaire, ainsi qu´avec peut-être celles de beaucoup d´autres que je ne peux évidemment connaître.

Même consigne : illustrations aux choix c´est selon, - traductions trilingues ou même plus possibles. 

 

 

 

 

Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /2007 01:32
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Traditions norvégiennes - Voir les commentaires
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Infamie-copie-1.jpg J´aime jouer, pour le plaisir du jeu, comme un jeune chien bien dressé qui va chercher la baballe que son maître lui lance, - jusqu´à ce qu´il s´arrête.

Qui il ? Qui il ?

Au choix .

 KING GONG LA CHASSE AU SNARK CORRIDA TUER POUR LE PLAISIR AVEC UNE LUNETTE TELESKOOOOOOOOOPIKK FOUTS MOE KOUPRIANOV BON DIEU

Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /2007 12:32
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Traditions norvégiennes - Voir les commentaires
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Comment en mon âge "faire bien l´homme et dûment ?" ( Montaigne )

J´ai depuis peu dans la maison voisine à la mienne un voisin nouveau. "Depuis peu" est tout relatif car il a emménagé bien avant les deux étés derniers. Nous sommes donc voisins depuis environ deux ans. Il a coupé dans son jardin les deux arbres qui étaient comme les siens les miens : un prunier sur la droite et un pommier sur la gauche. Il a agrandi et consolidé sa terrasse d´un beau plancher de bois brun, et entrepris d´y mettre devant, un plan d´eau d´où jaillit un jet que je trouve d´une hauteur beaucoup trop minuscule, pour ne pas dire quelque peu ridicule ; mais je garde pour moi ces deux adjectifs, et  ne tiens pas à l´accabler davantage en cherchant à évaluer à tort la hauteur exacte de son jet ; mais il monte encore moins haut en ce début de printemps qu´à la fin de l´automne dernier quand il a été installé. Le reste des aménagements de la pelouse  n´ont été repris que depuis les derniers jours, après les congés de Pâques de cette année.

Chaque fois que je vois ce voisin au sortir de sa maison chercher son courrier, j´incline la tête en murmurant un bonjour poli par habitude, identique à celui que je peux dire lorsque je rencontre depuis plus de dix ans mes autres voisins. Le soleil depuis peu recommence à chauffer l´air et la terre et le ciel. Son épouse peut en profiter, lisant dans un fauteuil de jardin de la même couleur que celle du bois de la terrasse un magazine qui n´est en fait qu´un prétexte pour profiter du premier soleil de l´année ;  car elle ferme souvent les yeux. Comme les jours précédents, je l´ai saluée hier dimanche 15 avril d´un de mes bonjours polis accompagnés d´une légère inclinaison de la tête. J´avais reçu les deux jours précédents une amie de longue date venant d´une partie de la Norvège que je connais bien pour y avoir vécu cinq ans, de 1972 à 1977, la Norvège occidentale. Durant ces deux jours nous avons plusieurs fois été sur mon balcon, et elle et son mari avaient donc pu entendre que mon amie parlait son propre dialecte, bien différent de celui d´Oslo. Pour la première fois depuis deux ans, cette épouse a fait plus que répondre à mon salut. Elle a engagé la conversation. Son mari, qui était occupé à arracher sa haie du fond de son jardin, s´est alors rapidement rapproché de nous, et nous avons pu dès lors échanger d´autres politesses que de simples bonjours.

C´est un cuisinier de profession, non dans un hôtel ou un restaurant de la capitale, ni dans un bateau organisant des croisières plus ou moins de luxe dans les mers du Nord ou du globle, mais un cuisinier qui travaille dans la restauration et qui livre souvent dans les innombrables réceptions, notamment les réunions diplomatiques qui peuvent se tenir dans le bel aéroport de moins de 10 ans situé dans la prériphérie d´Oslo, Gardermoen. Je le croyais à la retraite comme moi car je le rencontre souvent depuis un an environ dans la journée, mais il est en réalité en congé de formation pour développer ses connaissnaces et devenir expert-comptable dans la profession de la restauration. " Ayant piéça franchi les [6]0 ans" - pour citer et paraphraser à nouveau Montaigne - je trouve merveilleux de voir en lui plus qu´un jardinier occasionnel. Il ne fait pas qu´occuper une vieillesse bien méritée, mais il se ressource, se détend et se rassemble en son jardin tout en développant ses compétences professionnelles. Heureux pays qui permet depuis longtemps une réelle formation durant la vie entière. Il aménage ainsi tout autant sa vie que son ménage et son jardin par plaisir.

J´ai cependant osé lui dire que je trouvais du dommage dans le fait d´avoir coupé ses arbres, et qu´il était triste de voir qu´il persistait en arrachant sa haie de pareille façon en cette journée de printemps où  le soleil chauffait déjà comme si c´était l´été. Mais loin d´insister sur la hauteur minuscule de son jet d´eau qu´il voulait volontairement petite afin que le jet ne dépasse jamais les limites du plan, je me suis mis à lui parler des pies, merles et rouge-gorges qui venaient s´abreuver dès le lever du jour, dormant peu. Il a aussitôt voulu savoir si ces oiseaux se baignaient ; ce que je ne pouvais dire, car toutes les fois où je me suis montré sur mon balcon, je n´ai fait que faire fuir merles, rouge-gorges et autres oiseaux plus gros. Comme suite à ma réponse, sa volubilité s´est considérablement accélérée, et il a longtemps expliqué son intention d´installer autour du plan et de son jet d´eau un parterre de fleurs qu´il voulait terminer d´ici quatre ou cinq semaines, c´est-à-dire avant la traditionnelle fête nationale du 17 mai, que tout Norvégien célèbre avec ferveur, qu´il vienne du Nord, du Sud, de l´Est ou de l´Ouest.

Pour changer de sujet, je lui ai alors demandé s´il avait des petits-enfants. -  "Oui ! " s´est-il aussitôt écrié, donnant encore plus de vie à tout son visage et son corps, car il écarta les bras pour indiquer l´âge et la taille de sa petite-fille : -"Trois semaines ! Et grande comme ca !" indiquant ainsi une taille approximative de 50 centimètres. Le jeune époux de la princesse du pays Märtha Louise s´est rendu plus sympathique à l´ensemble des Norvégiens avec cette réplique et ce geste quelques heures après la naissance de sa fille il y a un an ou deux devant les journalistes rassemblés à l´entrée de la maternité. Ma remarque - " Comme Ari Behn ! " fit rire son épouse, et nous avons tous les trois parlé ainsi de choses et d´autres un bon quart d´heure, eux avec leur intonation, leur vocabulaire et leur dialecte particulier de la Norvège occidentale et moi avec mon accent francais que j´ai gardé, comme mon voisin n´a pas manqué de me le dire, malgé mes 35 ans passés en Norvège.

A revenir sur cette journée pleine de chaleur dans tous les sens du terme, il me semble que nous avons comme entamé un début de rapports allant au-delà d´un voisinage simplement bienséant et bienveillant : un respect mutuel où chacun écoute la voix propre de l´autre et son parler singulier ;  lui de Volda en  Norvège occidentale, région que je connais assez bien pour y avoir été souvent en tant que lecteur itinérant de francais entre 1981 et 1986, mais aussi pour y avoir voté par procuration entre 1972 et 1977, enseignant alors dans la région : d´abord un an dans dans un lycée particulier, celui de Nordfjordeid, puis quatre ans dans un lycée plus habituel, celui de Førde. Il me paraît clair que nous avons comme cherché à établir des régles qui "obligent", lui en permettant aux oiseaux de venir s´abreuver et se désaltérer, moi en taisant mes remarques critiques après avoir mieux compris ses intentions. En fin de conversation, je lui ai signalé que je venais d´acheter deux plants différents de myrtilles, un Bluetta et un Patriote ; ce qui permettra aux deux plants placés à environ 75 centimètres de distance, de donner pendant les 40 ans environ de vie des myrtilles, d´abondantes baies chaque année durant un des mois de l´automne ;  un peu, ai-je ajouté, comme si c´était deux villes jumelées de deux pays différents qui cherchaient à resserrer des liens déjà existants, même si les différentes cultures et les modes de vie les avaient séparés pendant de nombreuses années.

En terminant notre entretien de bon voisinage d´un quart d´heure au moins, mon voisin n´a pas manqué de le clore avec une expression de trois mots fort difficiles à traduire en francais en aussi peu de mots, et que je n´avais pas entendue depuis bien 25 ans, mais qui en dit long sur les règles qui obligent ceux qui cultivent leur bon voisinage : "Merci pour le bout de conversation que nous avons eu ensemble aujourd´hui " ( = Takk for praten ).

 

Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /2007 15:07
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Traditions norvégiennes - Voir les commentaires
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Commre tout citoyen ou résident en Norvège, je célèbre le 17 mai, qui est la fête nationale. Cette célébration est unique à plus d´un titre car il n´y a aucun défilé militaire. Elle est aussi unique par la ferveur que les Norvégiens portent à leur pays devenu souverain en 1905 après près de six siècles de dominations danoise puis suédoise. Elle l´est également pour leur amour pour les enfants, sève à venir du pays. Elle l´est enfin pour sa constitution de 1814, toujours en vigueur, et l´une des plus libérales du monde.

Entre 10 heures et midi ou 13 heures, se sont les enfants des écoles suivis de leurs parent qui défilent dans les rues de toutes les villes, bourgs et villages du pays tout entier. De plus en plus sont habillés pour la circonstance de leur costume régional. En tête du cortège se trouvent la banière de l´école, des drapeaux rouges, blancs et bleus aux couleurs nationales, ainsi qu´une fanfare. C´est un véritable jour de fête, d´autant que souvent, c´est un jour de printemps radieux où tous les arbres ont retrouvés leurs couronnes de verdure. Les étrangers sont de plus en plus nombreux à se mêler à la liesse ambiante, et montrent ainsi leur désir d´ intégration dans leur nouveau pays. En fin de cortège, les élèves des classes terminales des lycés ( les "russ" ), tout de rouge vêtus et fort bruyants.

Dans la capitale Oslo, le défilé emprunte l´artère principale, la fameuse rue Karl Johan, ( à droite, tableau d´Edvard Munch, 1891 ) et passe devant la famille royale rassemblée sur le balcon de chateau et qui salue tous ceux qui défilent. Chaque localité, chaque bourg, chaque village a son comité d´organisation et organise son propre défilé. C´est le lauréat du prix Nobel de littérature 1903 Bjørnstjerne Bjørnson, l´ami et le rival d´Henrik Ibsen, qui est a l´origine de la réalisation effective du défilé des enfants en 1870. La ferveur de tous est immense et les enfants qui expriment leur joie sont encore plus rois que d´habitude.

C´est le jour où le port du costume régional est le plus naturel. Chacun a à coeur de montrer ses origines et l´on porte avec fierté son costume, que l´on vienne d´un lieu-dit isolé du Sunnfjord, du Telemark ou des îles Lofoten du Nordland.[ Ci dessous, à gauche ,costume d´Oppdal, Gudbrandsdalen ]

 Ces costumes pittoresques, aux couleurs vives et chatoyantes, mais où le noir domine souvent, sont profondément enracinés dans la culture campagnarde. Ils montrent l´attachement que tout Norvégien a pour ses origines. La plupart des costumes reposent sur des coutumes vestimentaires de la campagne qui n´ont que faire des tendances de la mode des maisons de couture de Paris, Berlin et Londres, ou même des grandes villes et centres marchands de Norvège. C´est à l´occasion des mariages, des anniversaires, des baptêmes, des confirmations et plus encore lors de la fête nationale du 17 mai que le Norvégien tient à montrer son attachement à ses aïeux, sa terre, son clocher, ses traditions, et respecter le savoir des anciens, y compris celui en matière de vêtements. Ce sont surtout les femmes qui portent le costume, mais les hommes, de nos jours, sont de plus en plus nombreux à vouloir le porter.

En fin d´après-midi, à partir de 17 heures, les écoles et les jardins d´enfants sont ouverts, et c´est à nouveau l´occasion de donner la priorité aux enfants. Des jeux sont organisés pour eux : courses en sacs de pommes de terre, jeux des anneaux, courses en équipes avec une pomme de terre placée dans le creux d´une cuiller à soupe, tombola, jeu de colin-maillard. La joie bonne enfant est de mise, et les grands-pêres comme les grands-mères ne sont pas les spectateurs les moins enthousiastes.

L´enfant norvégien, dans son milieu familial, peut souvent être un vrai tyran qui terrorise les tantes et les oncles, quand ce n´est pas le père et la mère en peine d´autorité. Le 17 mai est pour l´adulte le jour de célébration de la souveraineté retrouvée, chèrement conquise après des siècles de dominations danoise et suédoise. Pour l´enfant, c´est certainement le jour qui dépasse encore en festivités celui où il a son anniversaire ou de Noël. Pour l´adulte comme pour l´enfant, c´est un jour de consécration totale, comme si  petits et grands se tenaient par la main en une ronde qu´ils voudraient bien tranmettre au reste du monde.

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Qui suis-je ?

Professeur francais retraité du Secondaire dans le système scolaire norvégien qui a effectué des remplacements à l´Université d´Oslo (UiO)  comme chargé de cours à tous les niveaux. 
Attaché linguistique / Lecteur itinérant ( reiselektor ) pendant cinq ans.

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