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Citations

1) "Il y a plus de vérité dans les souvenirs que dans la notation quotidienne." (Roger Martin du Gard)

2) "L'enfance, c'est d'abord l'intensité." (Philippe Delerm)

3) "L'Art ne restitue pas le visible, il rend visible." (Paul Klee et Nathalie Sarraute)

4) "Il y a des jours où les citrouilles ne sont que des citrouilles." (Philippe Delerm)

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Réflexions de retraité

Mardi 27 octobre 2009
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Réflexions de retraité - Voir les 4 commentaires
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La Collection Découvertes/Gallimard s´adresse autant aux adultes qu´aux adolescents. L´illustration est privilégiée, mais le texte n´est pas oublié, bien au contraire. Court et précis, il met remarquablement en valeur le document sélectionné. La vie culturelle dans la France occupée,Olivier Barrot et Raymond Chirat (2009, 160 pages, 14,50 €) est a cet égard admirable. Il ne contient pas moins de 175 documents. Mais l´ouvrage montre aussi à l´évidence que pour être véritablement compris, le document doit être commenté et replacé dans son contexte, ce que font à merveille Olivier Barrot et Raymond Chirat. C´est dire que l´illustration ne prend son sens que grâce au texte qui l´accompagne. C´est aussi, en conséquence, une belle leçon qu´ils donnent à ceux et celles qui croient que d´être entré dans la civilisation de l´image dispenserait de lire.

Contrairement à ce que l´on croit savoir de cette époque qui s´efface inexorablement de la mémoire mais que l´Histoire n´a pas encore totalement digérée tant les zones d´ombres sont nombreuses, la France de 1940 à 45 n´était pas coupée en deux, avec d´un côté ceux qui collaboraient et de l´autre ceux qui résistaient, mais bien plutôt en trois, avec au milieu l´immense majorité qui, aux côtés de l´occupant, s´accomodait et composait ; - et qui, pour survivre, oublier et se distraire, fréquentait cinémas, théâtres et salles de concerts ; - ou dévorait ce que la presse et les maisons d´édition laissaient paraître, ou que les ondes diffusaient.

Ce petit volume sans prétention est salutaire. Il replace dans son contexte ce que la plupart des jeunes ont sûrement du mal aujourd´hui à imaginer, et ce que les anciens cherchent sans doute à ne pas trop rappeler. 

À lire donc, pour mieux comprendre cette époque douloureuse, et garder en mémoire cette terrible dernière phrase de La Peste de Camus alors que la foule en allégresse célèbre la victoire : Car [Rieux] savait ce que cette foule en joie ignorait, et que l´on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu´il peut rester pendant des dizaines d´années endormi dans les meubles et le linge, qu´il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l´enseignement des hommes, la peste réveilleraiet ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse". 

 

Autre lien : - Le journal d´Hélène Berr  
 - Le liseur 
   - Feuillets d´Hypnos

Lundi 12 octobre 2009
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Réflexions de retraité - Voir les commentaires
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Ce que j´ai appelé mon ressourcement est terminé. Sans être déboussolée, ma compagne a regagné le nord et moi mon repaire. À défaut d´approfondir chacune des journées passées, j´ai accumulé souvenirs et impressions. Ci-joints les plus marquants, accompagnés de quelques mots et diverses photos. L´avenir dira ce que etc.

- Mercredi : l´aquarelliste du nord Dagfinn Bakke  exposait ses dernières toiles à la "Galleri Arctandria". Sans originalité, il associe le ciel, la mer et le bleu ;

 - Jeudi : a) - Attribution du Prix Nobel de littérature à Herta Müller, Roumaine dissidente écrivant en allemand. Choix très politique à quelques jours de la célébration du 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin. Sans grande originalité, elle associe révolte individuelle et histoire. J´aurai préféré l´Algérienne de langue française Assia Djebar, qui associe avec force et talent langue, famille et histoire.
                
               
b) - Le Cirque du Soleil et son spectacle "Saltimbanco" qui, sans grande originalité,  associe couleurs vives, acrobaties et danses diverses (voir plus bas) ;


 - Vendredi : a) - Attribution du Prix Nobel de la Paix à Barack Obama pour ses prises de position. Beau soutien pour le forcer à tenir ses engagements. L´avenir dira ce que etc.
                      
                      b) -  Au Chat noir d´Oslo , spectacle de cabaret Cats qui, sans grande originalité, associe couleurs vives, masques et danses diverses (voir plus haut) ;

 - Samedi : Shopping ;

- Dimanche : Grasse matinée.

- Lundi : Retour à la case départ. L´avenir dira etc.

Autre lien possible : Oscar Bodøgaard
Dimanche 4 octobre 2009
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Réflexions de retraité - Voir les commentaires
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J´ai ratissé ce matin plus de deux heures dans une nappe de brume ; puis face à un ciel immaculé de bleu.


Tout près tambourinait un pic que je n´ai pas réussi à voir.

Je ne peux donc savoir s´il était vert ou noir.

Non loin voletaient des mésanges.
       
            ***
Autre lien possible :
   - la grive litorne

Samedi 3 octobre 2009
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Réflexions de retraité - Voir les 2 commentaires
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Chers lecteurs assidus ou occasionnels,


   J´ai besoin de me ressourcer. Sans pour autant être ailleurs que chez moi, pendant les dix jours qui vont suivre, je serai peu devant mon ordinateur. Je vous renvoie donc à certains de mes liens dont les 4 suivants rajoutés relativement récemment :
 - Textes & prétextes
   - Periodiccircumspections
     - Poezibao
       - À sauts et à gambades

Vous pouvez aussi m´envoyer des messages.

À bientôt.

Lien possible : -sur Egon Schiele 
                               - La bulle de Tiepolo
Mardi 29 septembre 2009
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Réflexions de retraité - Voir les commentaires
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L´automne cette année n´en finit pas de s´épanouir ; il n´est qu´or, pourpre et argent. Il poursuit sa beauté, en prolongement de l´été, lumineux et limpide. Les vers qui pourtant me reviennent en mémoire évoquent la peine et le déclin, qu´ils soient de Baudelaire, Verlaine ou Apollinaire. Je n´ai jamais compris pourquoi. 

L´automne, pour moi, est couleur, récolte et cueillette ; rien d´amer, point de rancoeur. Pouquoi donc cette "langueur monotone" et ce cri de "pauvre automne" ou d´"automne malade" ? 

Le roux tavelé de ma haie de coings sauvages est profond et intense. À ses pieds se dresse, tout près, le jaune paille de deux potentilles bien plantées. Non loin, nombreuses, attendent encore d´être cueillies ou ramassées mes prunes juteuses et replètes.

Pourquoi donc à l´automne ne parle-t-on pas de plénitude et de calme épanoui ?










 

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Qui suis-je ?

Professeur francais retraité du Secondaire dans le système scolaire norvégien qui a effectué des remplacements à l´Université d´Oslo (UiO)  comme chargé de cours à tous les niveaux. 
Attaché linguistique / Lecteur itinérant ( reiselektor ) pendant cinq ans.

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