Vendredi 30 octobre 2009
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Par Bernard Olivier Lancelot
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Publié dans : Peinture
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À la différence d´autres peintres, Picasso n´a pas "été qu´un oeil ; mais quel oeil !"
L´Autoportrait ci-contre, crayonné en 1972 alors qu´il avait plus de 90 ans, révèle pour moi, bien mieux que n´importe quel autre autoportrait, l´oeil qu´il était ; - et sa
fascination qu´il avait pour les scènes en abîme, qu´il révèle d´une manière encore plus magistrale dans
Le Peintre et l´Enfant de 1969, car on peut aussi bien y voir le père de Picasso offrant à l´enfant précoce qu´il était ses pinceaux, que Picasso
lui-même, transmettant à l´enfance le soin de continuer. Quel beau testament !
Autres liens : - Egon
Schiele
- Edvard Munch
Jeudi 22 octobre 2009
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12:57
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Par Bernard Olivier Lancelot
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Publié dans : Peinture
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Avec quelques amis, j´ai revu hier les toiles bien connues du Munch expressionniste qui peint sur la toile les sentiments qu´il ressent. J´ai donc pu
admirer de nouveau ce que désormais tout le
monde connaît et qui ne laisse personne indifférent, tant l´âpreté des couleurs est grande et forte.
Mais pour me rendre au musée, j´ai dû suivre une allée jonchée de feuilles humides qui collaient à mes pieds. Je me suis donc attaché à mieux observer les rares paysages que
Munch a peint quelquefois. La toile qui m´a le plus frappé en cette journée d´automne sans soleil ni pluie mais pleine d´humidité, est celle qu´il a intitulée Høst i
almeskogen ( = Forêt d´ormes en automne). Elle est datée 1920-25. Munch a donc fini de la peindre alors qu´il avait un
peu plus de 60 ans.
Je ne vois dans cette toile aucun signe d´apaisement mais bien plutôt, dans l´affrontement des violets et des bruns des arbres tortueux, et l´agencement des jaunes,
des verts, des ocres et des rouge nacarat des feuilles du sol, de la rage à peine contenue. C´est dire que même en peignant des paysages, Edvard Munch cherche encore
et toujours à montrer ce qu´il ressent.
Mardi 14 juillet 2009
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09:16
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Par Bernard Olivier Lancelot
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À vous, internautes, de vous rendre sans tarder sur le site du Musée d´Orsay. L´exposition Max Ernst. "Une semaine de bonté". Les collages originaux est magnifique. Il vous suffit de
cliquer sur le lien suivant : http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=649&L=&tx_ttnews[tt_news]=20484&no_cache=1
Puis de lire, un à un, les 5 volets que donne par ailleurs le site du musée en cliquant sur les mots vers la présentation détaillée.
Les détournements auxquels se livre Max Ernst à partir d´illustrations de Sade, Gustave Doré,
Fantomas ou de couvertures de romans policiers de son époque sont merveilleux de malice et de dérision. Bien que d´une époque révolue, ces collages dénoncent sans
concession la violence humaine et les forces incontrôlées de la nature des années 1930. Rien n´a vraiment changé. Les désastres du nouveau siècle naissant n´ont pas grand chose à envier
à ceux du siècle précédent.
Bonne découverte !
Samedi 27 juin 2009
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10:03
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Par Bernard Olivier Lancelot
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Une mouette a établi son nid près de chez moi. Pour "célébrer" cet événement, Le nid dans le feuillage de Georges Braque me semble parfait : "L´émotion
ne s´ajoute ni ne s´imite. Elle est le germe, l´oeuvre est l´éclosion". (Du même Braque)
[Illustration : Georges Braque Le nid dans le feuillage, 1958)
Liens : - Lettera
amorosa
- L´oiseau et son ombre
Jeudi 11 juin 2009
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13:15
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Par Bernard Olivier Lancelot
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Plus le peintre Degas vieillissait, plus il désirait fixer avec exactitude "la sensation de la vie". Voilà pourquoi il a eu recours à la sculpture. Ses
sculptures n´étaient cependant pas destinées à être montrées. Elles n´étaient pour lui qu´un moyen pour mieux saisir le mouvement qu´il voulait ensuite reproduire sur la toile.
Si l´on peut aujourd´hui les admirer, c´est parce qu´on en a fait des tirages en bronze.
Ces sculptures peu connues, plus encore que ses tableaux, réalisent en partie son souhait ambigu : "être illustre et inconnu".
***
Danseuse regardant la plante de son pied droit
Liens possibles : - Juan
Muños
- Silhouettes suspendues
en rotation du même Juan Muños