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1) "Il y a plus de vérité dans les souvenirs que dans la notation quotidienne." (Roger Martin du Gard)

2) "L'enfance, c'est d'abord l'intensité." (Philippe Delerm)

3) "L'Art ne restitue pas le visible, il rend visible." (Paul Klee et Nathalie Sarraute)

4) "Il y a des jours où les citrouilles ne sont que des citrouilles." (Philippe Delerm)

Romans

Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 06:52
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Romans - Voir les 4 commentaires
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Si vous aimez les mots rares et vieillots qui évoquent la Renaissance épanouie de Ronsard et les joyeux lurons du temps de la Pléiade, les Mémoires de Marc-Antoine Muret de l´érudit Gérard Oberlé est à lire (Grasset, 2009, 275 pages, 18,50 €). Il imagine son héros décrivant ses frasques et les deux vies qu´il a menées, mêlant débauche et savoir, l´attrait des beaux garçons et les livres écrits ou non en latin. Il faut cependant avouer que pour apprécier pleinement ce roman, il est nécessaire de connaître assez bien le siècle ; il faut aussi avoir son dictionnaire près de soi car qui aujourd´hui se souvient de ce qu´est un palestre, le fourniment ou un nocher ? Mais il est certain qu´entendre un malandrin dépoitraillé déclarer à Muret : "Par Foutaquin, mon vénérable patron, tu as vu ce gaudichon fanfreluché, cette vétuste couillasse plus emperlousée, plus enguirlandée qu´un reliquaire"  fait sourire. Il est évident que l´érudit Gérard Oberlé s´amuse et qu´il voit en ce Marc-Antoine Muret un autre lui-même. Mais il finit par lasser. L´ouvrage est certes plaisant car il décrit avec verve un siècle baroque et de contrastes ; il est cependant évident que ce Marc-Antoine Muret, proche de Ronsard,et ayant eu plus tard le jeune Montaigne comme élève, n´a pas leur profondeur. Les extraits donnés au début de chaque chapitre sont là pour le prouver.

À la lassitude due au style un peu trop empoulé s´ajoute un malaise plus grave : Muret a glorifié le massacre de la Saint Barthélemy. Le passage dans lequel il en parle est à l´évidence trop court : il se disculpe mal et ne convainc pas.

Reste que la langue est chatoyante et plaisante, mais la pensée fait défaut : il n´y dans ce roman enjoué aucune réflexion sur ce siècle si riche et contrasté. C´est dire que l´érudition d´Oberlé tourne un peu à vide. N´est pas Montaigne qui veut.

Autres liens, par analogie :
 - L´oeil du Bernin enfant
   - L´énigme non révélé du Bernin  

NB. Petit problème d´ordinateur : je n´arrive plus à mettre des liens. À suivre ...
Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 13:59
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Romans - Voir les 2 commentaires
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Je ne suis qu´au tout début du roman Les carnets secrets du Bernin de Loïc Aubry (Ed. Jean-Michel Bordessoules, 2009, 372 pages, 20,90€), mais ce début est passionnant. Ces carnets sont fictifs. Ils montrent à l´évidence que Loïc Aubry, professeur de Lettres Classiques à Poitiers et longtemps Chargé de cours à l´Institut de latin de l´Université, connaît fort bien l´Italie et particulièrement Rome et Le Bernin. Il met en scène le sculpteur qui se souvient de ses débuts enfant, mêlant à ses premiers succès de dessinateur et de sculpteur prodige, ses émois de petit garçon de 11 ans quand ce dernier imagine les formes cachées des petites filles qui habitent près de chez lui. À cela s´ajoute les conseils que son maître en sculpture Annibale Carrachi (1560-1608) lui aurait dit.

Il ne connaît pas toujours les héros de la mythologie dont parle Annibale Carrachi, mais il comprend intuitivement le message que lui transmet son maître quand ce dernier lui explique que, s´il veut un jour être plus grand que ses contemporains, il lui faudra représenter bien autre chose que "la seule ressemblance" :

 

 - Tu vois Gian Lorenzo, tel Polyphème à l´oeil unique, ils sont devenus des Cyclopes. Ils n´ont plus qu´un seul oeil. Ils voient tous que la peau et la chair de Galatée est "plus blanche que les pétales neigeux du troène", ainsi que le décrit le poète ... Tous avec leur oeil unique sont capables de la reproduire, mais aucun ne voit ni ne peut reproduire ce qui  coule en ses veines, ni la palpitation de son sein, ni la chaleur qui envahit ses chairs, ni tous les mouvements imperceptibles des muscles de son corps, lorsqu´elle tourne ses pensées vers le berger Acis. Avec leur oeil unique, ils voient bien Galatée mais ne voient pas que l´amour de Polyphème la tue pendant que celui d´Acis la fait vivre.
   Il s´arrêta alors un court instant et reprit aussitôt :
 - Pour le voir, il leur faudrait "l´autre oeil", celui qu´ils ont laissé se perdre en ne lui demandant jamais de s´ouvrir et de regarder ce qui se trouve sous l´apparence immédiate   ... "L´autre oeil", Gian Lorenzo, celui qui voit les émotions cachées et profondes des âmes. Celui qui ne peut s´ouvrir qu´à l´observation constante, qu´à l´étude répétée, qu´à la reproduction appliquée, non pas des modèles vivants, mais des oeuvres de tous les Maîtres qui les ont précédés. Seul cet oeil-là peut corriger ce que voit l´autre, comprends-tu, Gian Lorenzo ? C´est celui-là qu´il faut ouvrir en premier.
   Je répondis en hochant la tête. Mëme si les noms de Galatée et Acis m´étaient alors inconnus, je comprenais ce qu´il me disait.
   Souvent lorsque je dessinais, je trouvais que je restituais parfaitement les lignes, les formes et les apparences que je voyais, mais pas ce qu´elles me faisaient ressentir, ni ce que je percevais en elles, lorsque je les observais attentivement.
 - Ne deviens pas comme eux, un Polyphème, à l´oeil unique. C´est maintenant qu´il te faut te forcer à ouvrir cette paupière qui couvre "l´autre oeil"."

Quelle belle leçon que celle que lui a donnée, à six mois de sa mort, ce vieil Annibale Carracci, maître sculpteur et ami de son père Pietro Bernini.




L´oeil et les sens du jeune Bernini ne sont encore que ceux d´un enfant de 11 ans.  Mais, ce que l´imagination romanesque et la plume classique de Loïc Aubry suggèrent, c´est que l´enfant prodige a déjà compris que pour dépasser Michel-Ange et se défaire de l´emprise de Raphaël, - et au souvenir des premières petites filles aimées ou observées -, il lui faudra "ouvrir l´autre oeil pour ne pas devenir Polyphème".
 



Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /2009 13:02
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Romans - Voir les 3 commentaires
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Jenny
, roman de la Norvégienne prix Nobel Sigrid Undset 1928 (1882-1949), est, pour reprendre ce que dit tout le monde, largement autobiographique. Mais mettre en récit des données de sa propre vie n´a jamais été un gage de qualité romanesque ... 

Ce roman date de 1911. Bien traduit du norvégien par M. Metzger, on le trouve chez Stock ( Bibliothèque cosmopolite,1998, 301 pages). Sauf erreur, sa traduction en français date de 1940.

Précisons une fois pour toutes, pour ne plus y revenir par la suite, les éléments largement autobiographiques du roman. Ils ne sont pas négligeables. Mais ils n´expliquent en rien la force du récit. L´intrigue se passe à Rome au début du XXe siècle parmi la bohême norvégienne. Jenny, comme Sigrid Undset, s´y est rendue pour étudier l´art et la peinture. Elle s´éprend, à vrai dire sans conviction, d´un jeune Norvégien venu étudier l´archéologie, mais elle repoussera ses avances. C´est du père, peintre raté, sentimental, beau parleur et dépassé dans ses conceptions sur l´art, qu´elle connaîtra la passion. De ce père encombrant elle aura même un enfant. La suite du roman, cependant, quittera la veine autobiographique. Jenny, pleine d´absolu, refusera le mariage. L´enfant mourra quelques semaines seulement après la naissance. Seule et désespérée, Jenny finira par se suicider. L´intérêt du roman, heureusement, va bien au-delà des éléments purement autobiographiques : dans le rejet de tous les tabous, dans les discussions sur l´Art pour ceux et celles qui croient ou non avoir une vocation, et sur la soif d´absolu.

Jenny n´est pas le premier roman de Sigrid Undset, mais c´est celui par lequel elle aura désormais un public élargi et fidèle. Ce roman mériterait d´être davantage connu.

Le sillon que Sigrid Undset ne cessera jamais de creuser est celui de la femme dans la société, qu´elle soit femme qui se perd, femme qui néglige sa vocation ou femme qui se meurt de ne pas trouver le grand amour ; ou au contraire, celle qui se réalise en acceptant sa condition de femme, d´épouse ou de mère ; et ce, que ce soient dans les romans que la critique qualifiera plus tard de "contemporains" comme Jenny, ou ceux que la critique appellera "historiques" comme Christine Lavransdatter, qui lui a valu le Prix Nobel en 1928 et qui se situe dans la Norvège du XIVe siècle d´avant la Réforme.

Dans Jenny, ce qui s´affirme avec force, c´est la certitude que l´épanouissement de la femme ne peut en rien venir du seul amour ; que l´amour individualiste, romantique et absolu est un leurre. Il ne s´agit cependant pas de rompre toutes les amarres et de s´émanciper de tout. Bien au contraire. Certes,Sigrid Undset refuse les conventions sociales et religieuses qui étouffent la femme, mais elle revendique pleinement sa condition de femme, à savoir ses devoirs d´épouse et de mère. Là est sans doute le paradoxe de toute l´oeuvre de Sigrid Undset et sans conteste sa force dérangeante : bien qu´ayant toujours chanté la femme, elle n´a jamais été féministe, même si à la fin de sa vie, elle a reconnu que les revendications du mouvement féministe des années 1880 n´étaient pas sans fondements. L´émancipation inconditionnelle de la femme n´a jamais été pour elle une fin en soi. Bien au contraire : ce qu´elle revendique, c´est que la femme assume sa spécificité première et entière de femme.

L´héritage littéraire de Ibsen , bien que revu et corrigé par sa vision de femme, d´épouse et de mère, n´est pas loin. Mais cet héritage est flanqué d´un refus sans condition : celui que soutenait Knut Hamsun, Prix Nobel 1920, quand il affirmait, dans son style bien à lui, que la réalisation de soi ne pouvait que passer par l´individualisme le plus exacerbé, le retour à la terre et le rejet de tout progrès.

Sigrid Undset est plus modeste. Cela ne l´empêche pas d´être ambitieuse : ce qu´elle affirme haut et fort, c´est que la vocation de la femme est simplement d´accepter sa condition pleine et entière de femme : prendre ses responsabilités devant les hommes et devant Dieu, s´étant, après une lente et sûre évolution, convertie en 1925 au catholicisme.

Ce roman, beau et fort, est exigeant. Il a en germes tout ce que Sigrid Undset reprendra sans cesse et toujours sans jamais se lasser tant sa conviction est profonde : qu´il y a dans le christianisme et plus particulièrement dans le catholicisme auquel elle a pleinement adhéré en toutes connaissances de causes en 1925, - sans pour autant tomber dans le respect du dogme le plus étroit -, des valeurs de civilisation que personne, chrétien ou non, ne peut rejeter. 

[illustration du bas : Sigrid Undset chez elle à Bjerkebæk. Photo de Alvilde Torp 1920-22]
Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /2009 14:03
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Romans - Voir les commentaires
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Je ne me lasse pas de découvrir l´écrivain autrichien Adalbert Stifter (1805-1868). Fleurs des champs (Circé, 2008, 138 pages, 16 €) est le deuxième texte qu´Adalbert Stifter a publié de son vivant (1841). Fort bien traduit de l´allemand par Sibylle Muller, il mériterait d´être beaucoup plus connu. Il n´est en rien une oeuvre de jeunesse. On y trouve en effet déjà, outre tous ses principaux thèmes où abondent les descriptions de paysages de sa Bohême natale et des environs immédiats de Vienne, son style si particulier fait de longues et amples phrases, pleines de mots rares et précis mais non affectés, et qui rythment aussi bien la pensée du narrateur, peintre avant tout, mais qui s´épanche dans un journal destiné autant à lui-même qu´à son meilleur ami prénommé Titus. Ce qui confirme l´intérêt qu´Adalbert Stifter a toujours porté pour la peinture, au point d´avoir longtemps envisagé de devenir peintre lui-même. Les  ciels, les lacs et ses reflets qu´il décrit sont innombrables. Elles renvoient largement à plusieurs toiles que certains de ses contemporains ont laissées ; en particulier celles de Caspar David Freidrich (1774-1840) ou
Ferdinand Georg Waldmüller (1793-1865).  Mais les mots qu´il emploie font surtout penser aux touches que l´impressionniste Claude Monet ne renieraient sûrement pas : "Oui, [écrit-il à Titus] il me reste à t´avouer ma faiblesse jusqu´au bout (...). J´ai peint la rive de Traunkirchen (...) [Les maisons] s´intègrent merveilleusement au paysage. Vues de la rive de Traunstein, ce sont des points blancs lumineux ; mais celui qui s´en approche en bateau voit de charmantes colonnes émergées de l´eau, et leur image inversée palpite comme autant de rubans légers sur le miroir argenté".

Adalbert Stifter creusait déjà son sillon : sa phrase, lente, souple et mélodieuse distend le temps et ouvre dans son mouvement l´espace sur l´infini.

L´intrigue, quant à elle, est très fleur bleue et romantique à souhait. Adalbert Stifter, on ne peut l´oublier, appartient aussi à la pensée conservatrice du Bierdermeier. Mais la tonalité générale du récit va bien au-delà. C´est qu´il y a au fond du narrateur - comme chez Stifter lui-même - le désir d´illustrer dans ses textes de prose l´affirmation que Goethe a exprimée un jour en ces termes : "le véritable poète a pour vocation d´accueillir en lui la splendeur du monde". D´où, au cours de ses promenades "par monts et par vaux, [de] passer en revue toutes les beautés, vivantes et inanimées", qu´elles soient aussi petites que les
modestes fleurs des champs auxquelles il dédie les dix-neufs chapitres de son récit, qu´un rêve d´expansion à la faveur de la nuit de printemps s´étendant sur Vienne endormie. "[La nuit] avait d´abord doucement déployé sur tous les toits le grand drap du sommeil, et lorsqu´elle eut apporté partout le repos, lorsque le silence fut venu, alors très haut, au-dessus des couches des hommes ensevelis, elle a détaché de son sublime voile funèbre un pli puis l´autre, qu´elle a enfin laissé pendre, lourds et amples, du haut du ciel". Et ainsi, par les descriptions répétées des paysages, les richesses de la terre et les aspirations des hommes se rejoignent éperdument. Ce qui n´empêche pourtant pas que le narrateur, vers la fin du récit, tombera dans un excès de jalousie irraisonnée, se croyant trompé par la femme aimée. Le malentendu finira par se dissiper. Et la souffrance, immense, surmontée. Mais c´est dire que ce texte de 1841 est déjà traversé par une angoisse sourde. Et donc, que ce soit à son insu ou non, l´être humain que dépeint Adalbert Stifter, dès ses premiers textes, est loin d´être seulement doté d´esprit. Il a aussi un coeur, et comme le ciel, il peut contenir quelques nébuleuses et devenir abîme.

Fascinant !

Autres liens possibles : - L´arrière-saison 
                                    - Les deux soeurs
                                - L´homme sans postérité         

[illustration : Ferdinand Georg Waldmüller Le château Ort à Traunsee]       
Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 14:31
- Par Bernard Olivier Lancelot - Publié dans : Romans - Voir les commentaires
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La Dénonciation
de Gert Hofmann (1931-1993), traduit de l´allemand par Evelyne Brandts (Babel, 1994, 118 pages, 5,50 €), est un court roman publié en Allemagne en 1979. Il dérange tant par son thème que par sa composition et son style. S´y entremêlent trois enquêtes. Celle que l´avocat Karl Hecht doit démêler en plaidant une affaire le lendemain et pour laquelle, après avoir eu connaissance d´un fait nouveau, il décide de conclure différemment, comme pour s´en débarrasser au plus vite. Celle qu´a menée son frère jumeau en rédigeant ses souvenirs dans un journal intime ; ce qui lui permet, en le lisant uniquement par bribes pendant une nuit, de revoir avec douleur et gêne un épisode de son enfance au cours duquel des voisins demi-juifs ont disparus ; - ainsi que plus tard, ses propres parents. Celle enfin que lui-même mène à son insu, et malgré lui, en lisant le récit de son frère jumeau qu´il n´a pas revu depuis des années. Remontent ainsi à sa mémoire des souvenirs lancinants et largement refoulés.

Il n´achèvera pas sa lecture, décidant après la lecture de plusieurs extraits choisis au hasard, de brûler au petit matin toutes les pages que son frère a laissées à sa mort dans l´hôpital psychiatrique où il était soigné. Mais il sait désormais qu´il ne lui sera plus possible d´oublier les séquelles de cette nuit, ni les troubles que la lecture parcellaire du texte de son frère a engendrés.

Ce texte est fort différent du roman Le liseur de Bernhard Schlink. C´est qu´au lieu de vouloir à tout prix comprendre les motifs de la dénonciation, il cherche, me semble-t-il, à gommer les traces infaillibles qui pourraient surgir. Il y a comme un refus évident : celui d´affronter un passé qui dérange et une vérité qui blesse. Les preuves, sans être formelles, semblent patentes mais, derrière la quête, le désir de savoir se manifeste beaucoup moins que celui impératif d´ignorer. D´où l´immense gêne que laisse ce roman pas tout à fait comme les autres.


Cela ne m´empêchera pas de lire d´autres textes de ce Gert Hofmann, qui a longtemps vécu dans la partie de l´Allemagne qu´on n´appelle heureusement plus Allemagne de l´est.


  

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Qui suis-je ?

Professeur francais retraité du Secondaire dans le système scolaire norvégien qui a effectué des remplacements à l´Université d´Oslo (UiO)  comme chargé de cours à tous les niveaux. 
Attaché linguistique / Lecteur itinérant ( reiselektor ) pendant cinq ans.

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