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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 14:05
Cher Papa,
VanGogh2En ce 2 mars 2010, deux jours après le 28 février, je ne citerai que ce poème de Paul Celan  :

RESTER LÀ, TENIR, dans l´ombre
de la cicatrice en l`air.

Rester là, tenir, pour-personne-et-pour rien.
Non-connu de quiconque,
pour toi,
seul.

Avec tout ce qui en cela possède de l´espace,
et même sans la
parole.

Par respect pour la langue de Paul Celan, je joindrai à cette traduction française de Jean-Pierre Lefebvre le poème original en allemand :

STEHEN, im Schatten                        
des Wundenmals in der Luft.             VanGogh3

Für-niemand-und-nichts-Stehn.
Underkannt,
für dich
allein.

Mit allem, was darin Raum hat,
auch ohne
Sprache.

Et j´ajouterai, en regard, la traduction en néo-norvégien du poète Olav H. Hauge :
VanGoghIris
STÅ i skuggen
av sårmerke i lufti.

Stå for ingen-og-ingenting.
Ukjend,
for deg,
åleine.

Med alt der er rom for i det,
jamvel utan
ord.

Je t´embrasse.

Ton fils Bernard

[Illustrations 1, 2 et 3 : Van Gogh  Iris]

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Published by Bernard Olivier Lancelot - dans Poésie
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commentaires

BOL 03/03/2010 14:22


@ Chère Colo : Hé hé !... Paris est moi pour moi autant un point nodal qu´un lieu crypté.


colo 03/03/2010 12:27


Cher BOL, c'est beau et si désespéré à la fois.
Les iris ne sont pas encore en fleur ici.
Vous allez bien? Je vous imaginais collé à des baisers parisiens...


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