J´oscille d´un extrême à l´autre :
hier Holan Vladimír,
aujourd´hui Pessoa-Caeiro Caeiro-Pessoa
qui se disait personne
et ne voulait exister
que par les mots
de son oeuvre.
Je n´ai rien
sinon que des rêves.
J´enfile
les jours et les nuits,
l´entonnoir des saisons,
sans savoir
où elles mènent,
ne pouvant oublier
ce que d´autres
que
moi
laissent
sans raison.
Rien de rectiligne,
et pourtant si --
la sinuosité
a un fil.
Il faudra bien
un jour
s´y mettre
sans pour autant croire
que quelque part
je puisse
un jour
devenir entier.