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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 13:05

La poésie occidentale a de tous temps ou presque exprimé les épanchements du moi : l´amour, la vie, la mort, la nostagie, l´attente. Rien de tel dans la poésie chinoise de Wang Wei (701-761). L´effusion personnelle est d´autant moins présente que les verbes en chinois ne se conjuguent pas et que les articles sont absents. L´être humain se fond donc pleinement dans le Tout du Monde et ses merveilles que le poète se contente de chanter. Pour bien faire comprendre cette manière particulière de chanter le monde,  le présentateur Gil Jouanard dans Passeurs de Mémoires préfacé par Jean-Baptiste Para( collection Poésie/Gallimard [2005]) donne plusieurs versions d´un même poème. En voici deux parmi cinq :

   La Gloriette aux bambous


Seul être assis / parmi bambous cachés

    Jouer cithare / longuement siffler

Forêt profonde / homme ne point savoir

    Lune claire / s´approcher éclairer


Version Cheng

   Seul assis entre les bambous,

 Je joue de la cithare et je siffle,

Dans la forêt, oublié des hommes.

  La lune s´est approchée : clarté




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Published by Bernard Olivier Lancelot - dans Poésie
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